Sur un salon, le visiteur repart avec une brochure qui finira au fond d’un sac. Une application, elle, reste dans sa poche le lundi suivant. Fullstack, agence digitale installée au 60 rue François Ier, dans le 8e arrondissement de Paris, a fait du développement d’applications mobiles sur mesure l’une de ses expertises, pour iPhone, Android et iPad. Sa page ne se contente pas d’aligner des technologies. Elle décrit tout le parcours d’un projet, du premier atelier jusqu’à l’arrivée sur les stores. C’est ce parcours qui m’intéresse ici, étape par étape.
Ce que recouvre le développement d’applications mobiles chez une agence comme Fullstack
Fullstack accompagne ses clients depuis 2014. Sur sa page consacrée aux applications mobiles, l’agence présente l’app comme un « outil de communication et de fidélisation », placée « au cœur des processus commerciaux ». Pour une entreprise qui court les salons et doit garder le contact avec ses visiteurs bien après le démontage du stand, la formule tombe juste.
La liste des services est nette. Développement iPhone, Android, React Native, PWA et iPad. Cinq lignes, et derrière, une même équipe qui tient la stratégie, le design, le code et le lancement. Pour moi, c’est le vrai point fort : un seul interlocuteur du cahier des charges à la mise en ligne, sans relais à organiser entre trois prestataires.
Un détail que je retiens en tant que suiveur des outils technologiques : l’agence indique embarquer « lorsque c’est pertinent » de l’intelligence artificielle dans les applications. Le « lorsque c’est pertinent » compte. Il place l’IA au service du projet, pas l’inverse.
Natif, React Native ou progressive web app, trois voies pour une même idée
Fullstack résume les options possibles en une ligne : « Progressive web app, développement natif ou react native ». Trois chemins techniques, à traduire simplement.
Le développement natif, c’est une application écrite dans le langage propre à chaque système, iOS d’un côté, Android de l’autre. React Native part d’une base de code commune pour produire une app qui tourne sur les deux. La progressive web app (PWA), enfin, est un site web qui se comporte comme une application : on l’ajoute à l’écran d’accueil depuis le navigateur, sans passer par un store.
Ce qui me plaît dans cette offre, c’est qu’elle couvre les trois. L’agence n’a donc aucune raison de pousser une technologie plutôt qu’une autre. La recommandation suit le besoin du projet, qui se définit justement à l’étape suivante.
Prenons un exposant qui veut une app de prise de rendez-vous pour ses clients avant un salon. Selon qu’il vise surtout des iPhone, un parc mixte ou un accès immédiat sans téléchargement, la réponse change. Et c’est la phase de stratégie qui tranche, pas une préférence d’atelier.
Design thinking et cahier des charges, poser l’application avant de la coder
Le design thinking est une méthode de conception qui part des usages réels des personnes avant de dessiner la moindre fonctionnalité. Fullstack l’applique dès le départ. « En investissant la méthodologie de design thinking, nous établissons les caractéristiques fonctionnelles de votre application et vous assistons dans la rédaction d’un cahier des charges clair et exhaustif », écrit l’agence.
Ce cahier des charges, c’est le plan de l’application. Les écrans, les parcours, les fonctions, ce qui doit exister au lancement et ce qui viendra plus tard. L’agence définit aussi avec son client « une stratégie et un plan d’action pertinent selon votre marché, votre secteur d’activité ainsi que les dernières tendances technologiques ».
J’apprécie que cette étape soit présentée comme un accompagnement et non comme un document à fournir. Beaucoup d’entreprises arrivent avec une idée, pas avec une spécification. L’agence les aide à passer de l’une à l’autre.
Infographie
Les étapes d’un projet d’application mobile chez Fullstack
Stratégie et design thinking. Plan d’action selon le marché et le secteur.
Cahier des charges. Caractéristiques fonctionnelles, rédigées avec le client.
Identité graphique. Charte créée ou adaptée, moodboards, maquettes.
Ateliers UX et tests utilisateurs. Les besoins concrets des futurs utilisateurs.
Développement. iPhone, Android, React Native, PWA, iPad. Code versionné sur Git.
Mise en ligne sur les app stores. ASO compris.
Acquisition et inbound marketing. Rétention et referral.
Maintenance corrective et évolutive (TMA). Aussi pour des apps venues d’ailleurs.
Source : page « Applications mobiles » et page « Agence » de Fullstack, lues le 28/10/2026. Agence active depuis 2014.
Ateliers UX et tests utilisateurs, l’utilisateur dans la boucle dès le départ
L’UX, pour « expérience utilisateur », désigne la façon dont une personne vit l’application : ce qu’elle trouve vite, ce qui la fait hésiter, ce qui la fait revenir. Fullstack le formule à sa manière, sous un intertitre qui annonce la couleur, « Une interface straight to the point ».
Concrètement, l’agence crée ou adapte la charte graphique du client. Elle teste avec lui des concepts, des moodboards et des maquettes « en fonction des besoins techniques et fonctionnels » de l’application. Puis elle fait entrer les futurs utilisateurs dans la pièce. « Nous intégrons l’utilisateur au plus tôt dans la conception de votre solution digitale au travers d’ateliers UX et de tests utilisateurs », précise sa page.

Le mot qui compte, c’est « tôt ». Un retour d’utilisateur reçu sur une maquette se corrige en quelques coups de crayon. Le même retour, reçu une fois l’app codée, demande de reprendre des écrans entiers. À mon sens, c’est la phase la plus rentable du projet.
Transposé à l’univers des salons, imaginez une app pensée pour scanner des contacts sur un stand. Le test utilisateur dira si le bouton tombe sous le pouce quand on tient un café de l’autre main. Rien ne remplace ce genre de constat.
Code versionné, propriété transmise, ce que le client garde en main
Sur ce point, Fullstack prend des engagements très clairs, et c’est rare de les lire aussi franchement sur un site d’agence. « Tout le code applicatif est versionné sur un dépôt Git cloudifié dont vous êtes le propriétaire. » Git est l’outil qui garde l’historique de chaque modification du code. Le dépôt, c’est l’endroit où ce code est stocké, et il est au nom du client.
La page de l’agence va plus loin. « La propriété des travaux est transmise au client dans leur intégralité, aucun abonnement contraignant. » Et encore, en toutes lettres : « Vous n’êtes pas pieds et mains liés, vous pouvez partir à tout moment. » Les devis sont détaillés, pour que vous sachiez « exactement à quoi sert concrètement chaque euro investi ».

Pour une PME, c’est une tranquillité concrète. L’application lui appartient, le code aussi, et la relation repose sur la qualité du travail plutôt que sur une dépendance technique.
Dernier élément, souvent sous-estimé : la maintenance. Fullstack propose une maintenance corrective et évolutive, qu’on appelle TMA (tierce maintenance applicative), « même si ces derniers n’ont pas été développés par notre agence ». Une entreprise qui possède déjà une app peut donc la confier à l’équipe pour la faire vivre et évoluer.
Du lancement sur les stores à l’acquisition d’utilisateurs
Une application terminée n’est pas encore une application téléchargée. Elle doit passer la validation d’Apple et de Google, puis être trouvée. Sur ce sujet, la page de Fullstack est explicite : « En général, si l’application mobile est développée par une agence digitale, un accompagnement jusqu’à la mise en ligne sur les app stores, dont le ASO, est inclus dans le service. »
L’ASO (App Store Optimization) est le référencement d’une application dans les boutiques : son nom, sa description, ses captures d’écran, ses mots-clés. C’est ce qui la fait remonter quand quelqu’un tape une recherche dans l’App Store ou sur Google Play.
Le saviez-vous ?
D’après le rapport de transparence de l’App Store pour l’année 2024, publié par Apple fin mai 2025, la boutique comptait 1 961 596 applications. Les équipes d’Apple ont examiné 7 771 599 soumissions dans l’année et en ont refusé 1 931 400.
Près de deux millions d’apps en concurrence, une validation exigeante : l’accompagnement jusqu’à la mise en ligne et l’ASO prennent tout leur sens.
Source : Apple, App Store Transparency Report 2024, relayé par 9to5Mac le 30/05/2025.
Vient ensuite la question qui fâche tous les porteurs de projet. Comment faire installer l’app, puis la faire rouvrir ? Fullstack ajoute ici sa compétence en webmarketing. « Nos experts en stratégie d’acquisition et d’inbound marketing vous proposent des actions concrètes pour optimiser votre taux de rétention et de referral. » La rétention, c’est la part d’utilisateurs qui reviennent. Le referral, c’est la recommandation d’un utilisateur à un autre.
Je trouve cet enchaînement cohérent. La même agence qui a dessiné les parcours sait où placer l’invitation à partager, ou la notification qui fera revenir. Pour un exposant, c’est le prolongement naturel du salon. Le contact pris sur le stand devient un utilisateur qu’on retrouve au salon suivant.
Mon conseil, si vous envisagez une application pour vos clients ou vos visiteurs : arrivez au premier rendez-vous avec trois situations réelles où vous auriez voulu un outil dans la poche de vos clients. Le design thinking fera le reste, et vous gagnerez une séance de travail.
Questions fréquentes
Quelle technologie choisir entre natif, React Native et progressive web app ?
Fullstack propose les trois. Le choix se fait pendant la phase de stratégie, selon le marché, le secteur et les besoins fonctionnels de l’application, puis il est inscrit dans le cahier des charges.
Qui est propriétaire du code de l’application ?
Le client. Le code est versionné sur un dépôt Git cloudifié dont il est propriétaire, et la propriété des travaux lui est transmise dans leur intégralité, sans abonnement contraignant.
Fullstack peut-elle reprendre une application déjà existante ?
Oui. L’agence propose une maintenance corrective et évolutive (TMA), y compris pour des applications qu’elle n’a pas développées.
La mise en ligne sur l’App Store et Google Play fait-elle partie de l’accompagnement ?
Selon la page de Fullstack, quand une agence digitale développe l’application, l’accompagnement jusqu’à la mise en ligne sur les app stores, ASO compris, est en général inclus dans le service.
Sources
Fullstack, page « Applications mobiles », lue le 28/10/2026.
Fullstack, pages « Agence » et « Accueil », lues le 28/10/2026.
Apple, App Store Transparency Report 2024, relayé par 9to5Mac (30/05/2025) et AppleInsider (30/05/2025), consultés le 28/10/2026.